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André Juillard, Le cahier bleu, Casterman, 2003

  • Photo du rédacteur: IFE
    IFE
  • 15 août 2020
  • 2 min de lecture

(Première publication dans la revue A Suivre en 1993-1994)

2020, année de la BD

Je viens de découvrir cet album et j’avoue qu’il m’a beaucoup plu. C’est toujours intéressant de voir un auteur se lancer dans des expériences différentes de ce qu’il a l’habitude de faire. En effet, André Juillard est surtout connu pour sa production prolifique de BD historiques. On pense à la série phare Les 7 vies de l’épervier sur un scénario de Patrick Cothias ou plus récemment sa reprise de Blake et Mortimer avec Yves Sente. Pilier du genre, il souhaitait évoluer vers d’autres cieux. Avec Le cahier bleu il se lance dans l’écriture de son propre scénario, il s’aventure dans un univers beaucoup plus personnel.


De son propre aveu, cette histoire était présente dans son esprit depuis longtemps sans qu’il en ait réellement esquissé les contours. Une source d’inspiration toutefois : la mélancolie des tableaux d’Edward Hopper aux héroïnes figées dans l’attente. Quant au lieu, il est à l’image de son quartier parisien qu’il connaît si bien ; idéal pour cette intrigue très intimiste. Un quartier traversé par le métro aérien dont il avait déjà beaucoup travaillé le dessin pour des sérigraphies.


Tout débute dans l’appartement de Louise au petit matin. Un homme l’aperçoit nue dans sa chambre en raison d’un arrêt impromptu du métro aérien. Fasciné, l’inconnu se présente à sa porte. La jeune femme l’éconduit. Mais, nullement découragé, il poursuit Louise de ses assiduités par le biais de missives pressantes. Louise finit par accepter une rencontre. Simultanément et toujours par hasard, elle fait la connaissance d’un autre jeune homme croisé lors d’un concert. Rapidement, notre héroïne se trouve placée dans une situation pour le moins embarrassante. Ce d’autant plus que l’un des protagonistes fait part de ses états d’âme dans un cahier bleu.


Publié pour la première fois dans les années 90, Le cahier bleu est d’ores et déjà un classique du genre en raison de la qualité de la narration soutenue par le tracé net et très classique propre au travail de Juillard. Un récit très poétique qui laisse toute sa place au mystère, où les personnages se méprennent, s’évitent pour finalement se rejoindre ou se séparer définitivement.



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André Juillard is well known for his historical graphic novels, like the series Les sept vies de l’épervier or the recent releases of Blake and Mortimer. The making of Le cahier bleu is a different venture. He is the author of the scenario and the story is very personal.


He has been thinking about this story for a very long time. He used the melancholic paintings of Edward Hopper as an inspiration for his work. The setting of the story is based on the area of Paris where he lives; an area where you can see the tube coming from the underground.

The story begins in Louise’s apartment in the morning. A man (who just left the tube station) rings at her door because he saw her naked through the window. He would like to meet her. Louise refuses but he is so insistent that she finally agrees to a rendez-vous


First published in the ’90s, this graphic novel has already become a classic with its poetic and mysterious story. The illustration, extremely neat and elegant, makes it a beautiful piece.


© Article par Catherine Guiat.

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